Haro sur les protéines animales !

Les protéines animales (y compris les œufs) sont indispensables à l’équilibre nutritionnel de votre chat / chien car elles contiennent tous les acides aminés essentiels dont il a besoin. Une quantité insuffisante de protéines peut s’avérer néfaste pour votre boule de poils, au même titre que l’ingestion de protéines de mauvaise qualité.

Les industriels s’accordent à dire que les protéines dans les aliments pour animaux de compagnie peuvent être fournies soit par des sources animales, soit par des sources végétales ou par une combinaison des deux. S’il est vrai que de nombreux aliments pour chiens et chats contiennent des protéines végétales, cette affirmation est trompeuse en ce qu’elle suggère que les protéines animales et les protéines végétales se valent en termes de qualité et de profil nutritionnel.

Les protéines, contrairement aux matières grasses, ne sont pas stockées dans l’organisme de votre boule de poils. Votre animal doit donc en consommer chaque jour.

La protéine est LE nutriment essentiel sur lequel doit reposer son alimentation.

En effet, son corps tout entier est un concentré de protéines ! On en trouve dans ses os, ses muscles, ses artères, ses veines, sa peau, ses cheveux et ses griffes, mais aussi dans les tissus de son cœur, de son cerveau, de son foie, de ses reins et de ses poumons. Elles oxygènent le sang et véhiculent les graisses et le cholestérol dans tout le corps. Les enzymes des protéines l’aident à digérer les aliments qu’il mange, à synthétiser les nutriments essentiels et à décomposer les déchets.

Pourquoi son alimentation DOIT reposer sur des protéines animales ?

Il y a plusieurs années, une grande entreprise d’aliments pour animaux domestiques a mené une étude afin d’analyser la façon dont le type de protéines administrées aux chiens adultes et seniors affectait leur composition corporelle (muscles et tissus adipeux). 

Les chiens adultes et seniors ont été nourris avec des quantités variables de protéines de poulet et de farine de gluten de maïs, puis leur composition corporelle (muscles et tissus adipeux) a été analysée. Les niveaux de protéines sanguines et musculaires clés ont également été mesurés.

En comparaison avec les chiens nourris à un régime alimentaire constitué à 100% de poulet, les chiens nourris avec des niveaux décroissants de poulet et des niveaux croissants de gluten de maïs avaient les caractéristiques suivantes:

  • Diminution du tissu maigre ;
  • Augmentation de la graisse corporelle ;
  • Diminution des niveaux de protéines sanguines (couramment utilisées comme marqueurs d’un état nutritionnel supérieur).

Cela était indépendant du niveau global de protéines alimentaires (12% ou 28%), qui a également été examiné dans chacun des quatre groupes de test.

À mesure que les chiens vieillissent, la composition corporelle et les protéines musculaires diminuent. Aussi, une autre étude a été menée, portant sur l’impact d’un régime alimentaire à base de 32% de poulet, 32% de poulet et de gluten de maïs ou 16% de poulet chez le chien âgé. 

Les chercheurs ont découvert que les chiens âgés nourris avec 32% de poulet avaient une meilleure composition corporelle et un niveau de protéines musculaires identique à celui des jeunes chiens en bonne santé. Ces résultats n’ont été observés pour aucun des deux autres régimes alimentaires.

Limiter au maximum les protéines végétales

Le gluten peut être allergène pour une infime partie de la population canine. Le maïs, sous toutes ses formes, est une source de protéines glycémique élevée, de mauvaise qualité et incomplète.

Le soja et les produits dérivés du soja (y compris la farine de soja) sont considérés comme des protéines incomplètes de mauvaise qualité, bien connues pour créer des allergies alimentaires. Il renferme de grandes quantités d’anti-nutriments (toxines naturelles), comme des inhibiteurs d’enzymes qui interfèrent avec la digestion des protéines. Ces substances peuvent provoquer à Félix et Médor des troubles gastriques importants, une digestion réduite des protéines ainsi que des carences chroniques en absorption d’acides aminés. De plus, le soja est une source alimentaire d’oestrogène, ce dont la plupart des animaux stérilisés et castrés n’ont absolument pas besoin.

Quant aux légumineuses, elles sont trop riches en acide phytique, substance que votre animal ne peut pas décomposer par manque de phytase (enzyme nécessaire à la dégradation de l’acide phytique). Elles renferment également des lectines, protéines végétales qui, lorsqu’elles sont consommées en grande quantité, peuvent favoriser le développement de troubles gastro-intestinaux. 

Toutes les protéines ne se valent pas !

La qualité des protéines est extrêmement variable, y compris parmi les protéines animales. Il existe des protéines hautement assimilables et digestibles pour votre compagnon à quatre pattes, mais aussi des protéines qu’il ne pourra pas digérer à l’instar des becs, pieds / sabots, peaux, queues et museaux, qui sont constitués à 100% de protéines animales totalement indigestes pour lui, mais qui peuvent se retrouver dans ses croquettes !

Toutes les protéines ont une valeur biologique : leur teneur en acides aminés utilisable. Les œufs ont la valeur biologique la plus élevée à 100%. Le poisson se positionne juste derrière avec 92 pour cent. Les plumes, comme vous pouvez le deviner, n’ont aucune valeur biologique.

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